Grand Public : choisir un praticien

choisir un praticien

Choisir un praticien lorsque l’on découvre une méthode de bien-être ou de relation d’aide n’est jamais aisé. Le SNRR établit une vérification de base et regroupe dans son annuaire des professionnels triés pour leur parcours de formation, leurs compétences et leur respect de la loi.

Mais comment procéder si dans sa région, un tel professionnel n’existe pas ? Le SNRR livre ici les points essentiels à vérifier pour être sûr de bien choisir un praticien.

Choisir un praticien sur son parcours

Sa formation

Où le praticien a-t-il été formé ? S’agit-il d’un parcours sans aucune reconnaissance, si ce n’est celle de l’organisme attribuant lui-même à ses formations une reconnaissance et une efficacité ? Ou bien s’agit-il d’une formation avec des reconnaissances officielles (diplôme, organisme tierce partie, etc) ?

De même, quels sont les formateurs agissant au sein de cette école de formation ? Sont-ils auto-proclamés ? Se sont-ils fait valider en terme de pédagogie d’enseignement ou même sur leur pratique ?

Plus la source est fiable, plus nombreuses sont les probabilités de choisir un praticien compétent.

Par ailleurs, les heures de formation annoncées par l’école et celles par le praticien correspondent-elles ?

Enfin, il faut se renseigner sur la durée de formation du praticien. Si celle-ci est courte, la formation permet-elle décemment d’obtenir les compétences professionnelles ? Par exemple, une pratique thérapeutique nécessite une formation longue (comme la Reikiologie par exemple). Une pratique non thérapeutique justifie une formation courte (Relaxologie de Pleine Conscience).

La validation de ses acquis

Qu’est-ce qui lui a permis de se mettre à son compte ? A-t-il suivi son cursus de formation jusqu’au bout ? Si oui, l’a-t-il fait valider ou bien s’est-il mis à son compte en décrétant qu’il était suffisamment compétent ?

Exemple : il ne suffit pas de dire que l’on a effectué un cursus quelque part. Encore faut-il prouver l’avoir achevé. C’est le rôle d’une attestation de fin de formation, que l’organisme de formation établit. Ou bien faut-il pouvoir afficher le certificat délivré par l’organisme et sanctionnant l’acquisition des connaissances du cursus.

Voir le cursus de formation des membres du SNRR

 

L’exercice professionnel du praticien

Déclaration d’activité

Il faut choisir un praticien déclaré et assuré. Sa déclaration d’activité est vérifiable à travers la délivrance d’un certificat SIRENE. Ainsi, le praticien doit afficher sur son site internet son numéro de siren. Celui-ci est délivré en même temps que le rattachement à un domaine d’activité, comportant un code APE.

Souvent, ces informations figurent sur la page des mentions légales d’un site internet.

De plus en plus de praticiens peu scrupuleux inventent un numéro de siren ou copient celui d’un confrère réellement déclaré. La vérification du siren s’effectue sur le site officiel de l’Insee, indépendamment du statut juridique du praticien.

Tous les membres du SNRR ont dû fournir leur déclaration d’activité.

Les assurances

L’obtention d’un siren permet la souscription de contrats d’assurances professionnelles. Il est impossible qu’un praticien à son compte ait une assurance sans siren, car aucun assureur n’accepte cela.

Pour sa propre sécurité et celle de ses clients, un praticien doit avoir trois assurances professionnelles : protection juridique, responsabilité civile d’exploitation et responsabilité civile professionnelle.

Le client a le droit de demander à son praticien le nom de son assureur et de vérifier cela. Bien souvent, il suffit au praticien de communiquer son numéro d’adhérent chez l’assurance.

Les membres du SNRR ont dû fournir une attestation pour chacune de ces assurances.

L’extrait vierge de casier judiciaire

La législation n’impose pas aux professionnels de pratiques non conventionnelles de fournir un extrait vierge de casier judiciaire. Cependant, en l’absence d’un ordre officiel sur le plan national, ce point est indispensable pour le Syndicat SNRR.

En effet, il protège le grand public des agissements de pseudo-professionnels, attirés par le bien-être sous couvert de motivations perverties…

La supervision professionnelle

Le praticien doit être sous supervision professionnelle continue. Voici les points à vérifier :

  • Laquelle est-elle ?
  • Mais aussi par qui est délivrée cette supervision ?
  • Et surtout, le professionnel peut-il le prouver ?

Tous les membres du SNRR sont sous supervision professionnelle.

L’expérience professionnelle

Choisir un praticien selon son expérience vient compléter son parcours de formation, ainsi que sa supervision. En fait, ces trois critères valident les compétences du praticien.

L’expérience est d’autant plus importante lorsqu’il s’agit d’une pratique de thérapie, comme la Reikiologie. C’est la raison de la présence, pour le Reiki, d’une Certification de Personne venant valider l’expérience de terrain du professionnel. Cette Certification est menée par un organisme international indépendant reconnu par l’Etat.

L’expérience facilitera évidemment l’aisance du praticien dans la mise en forme de ses méditations durant les séances. Ainsi que la fluidité des échanges avec le client. Mais pour une pratique non thérapeutique comme la Relaxologie de Pleine Conscience, le syndicat considère celle-ci comme un  plus, et non une obligation.

 

Les engagements du praticien

Les tarifs pratiqués

Les tarifs doivent être affichés d’avance par le professionnel, au su et vu de tous.

Par exemple, dans le Reiki et la Reikiologie, les tarifs d’une séance d’une heure sont entre 50 et 80 euros selon les spécialisations des praticiens. Pour deux heures, ces tarifs se montent entre 100 et 150 euros.

Pour leur part, les tarifs en Relaxologie de Pleine Conscience s’élèvent à environ 30 à 35 euros pour une séance de 30 minutes.

Moyen de paiement

De même, le moyen de paiement doit être annoncé par avance. Il ne doit pas vous être imposé, mais au minimum, vous devez pouvoir régler par chèques ou espèces.

Nombre de séances et forfait

Dans le Reiki et la Reikiologie, pratiques à visée de bien-être naturel, c’est au client de décider du nombre de séances qu’il veut suivre. En fait, il vient aussi longtemps qu’il estime cela nécessaire pour lui. Il est également libre d’arrêter à tout moment, sans avoir à se justifier. Fuyez les praticiens vous promettant d’atteindre la guérison ou le bien-être au bout de X séances. Aucun médecin ne vous promet une guérison et encore moins un délai de guérison. Comment un maître reiki le pourrait-il ? Enfin, vous-même n’êtes pas capable de savoir d’avance si demain matin, vous vous lèverez en pleine forme ou pas. Comment un praticien pourrait savoir à votre place que vous irez mieux dans X temps ? En conclusion, qui d’autre que vous est mieux placé pour savoir quand il se sent mieux ?

Pour cette raison également, aucun forfait ne peut être proposé dans le Reiki / la Reikiologie.

Concernant la Relaxologie de Pleine Conscience, chaque client est libre de venir aussi longtemps qu’il le souhaite et d’arrêter quand il veut. En revanche, en l’absence d’une démarche thérapeutique, des forfaits peuvent être proposés.

 

Première sécurité : choisir un praticien avec un cadre

Pratiquer seul dans son coin est souvent dangereux car personne d’autre que le professionnel lui-même ne vérifie l’existence de ces points.

C’est la raison pour laquelle il faut éviter des professionnels de la relation d’aide et/ou du bien-être se revendiquant indépendants de tout syndicat ou fédération.

Enfin, si un professionnel est dans ce cadre, il faut vérifier la représentativité de ce cadre. Quelles sont les personnes qui l’ont fixé ainsi que leurs compétences ? Attention, tout le monde a le droit de créer une fédération en France. Pour autant, cela n’accorde aucune légitimité à cette fédération. Il faut donc vérifier : qui sont ses fondateurs, que proposent ses professionnels, comment sont-ils triés ?

Sachez aussi que le rôle d’un Code de Déontologie, à l’intérieur d’un cadre, est de fixer tous les points susmentionnés.

 

Finalement, choisir un praticien, et le bon, reste de l’ordre de l’accessible quand on respecte ces précautions de base !