Les métiers non conventionnels

métiers non conventionnels

Selon les autorités, pas moins de 400 pratiques non conventionnelles sont répertoriées à ce jour en France. Le non conventionnel s’oppose au conventionnel, qui est synonyme de structuré et cadré. De fait, l’aspect non conventionnel est souvent associé à « sortir des clous établis ». Cela peut laisser place à des abus, également dénoncés par les autorités publiques. Faut-il renoncer aux métiers non conventionnels ? Ou tout simplement connaître certains aspects pour ne pas se tromper ?

Métiers conventionnels – métiers non conventionnels

Métiers conventionnels

Les métiers conventionnels sont tous les métiers reconnus par l’Etat et aboutissant, ainsi, sur un diplôme d’état (D.E.). Concernant la santé humaine, nous relèverons dans ce cas :

  • les médecins
  • les infirmières
  • les kinésithérapeutes
  • les sages-femmes,
  • les pharmaciens, etc.

Le bon déroulement et la validation de la formation suivie sont validés par un diplôme d’Etat. Ces métiers sont gérés par un ordre : le Conseil de l’Ordre National des médecins, l’Ordre des Infirmiers, l’Ordre National des pharmaciens, etc. Ainsi, ces ordres veillent au respect de la déontologie et de l’éthique de ces pratiques.

Leur rôle est aussi d’intervenir si quelqu’un :

  • se déclare professionnel dans l’une de ses pratiques alors qu’il n’a pas terminé sa formation
  • s’il n’a pas validé sa formation mais oeuvre tout de même en tant que tel
  • s’il usurpe un tel titre (médecin, infirmier, etc.) en faisant croire qu’il a suivi une formation qui n’a jamais été.

En un mot : il est impossible de mettre sa plaque de métier conventionnel si on n’a pas suivi et validé les études correspondantes.

Métiers non conventionnels

Le propre des métiers non conventionnels est qu’en l’absence d’un cadre de l’Etat, n’importe qui a le droit de mettre sa plaque et de se déclarer professionnel de l’un de ces métiers.

Ainsi, n’importe qui a le droit de se déclarer sophrologue, praticien PNL, de Reiki, de shiatsu, coach, et cela :

  • même s’il a suivi une formation avec des professionnels, mais qu’il n’a pas validé cette formation
  • mais aussi s’il n’a pas achevé cette formation, quelle qu’en soit la longueur réellement effectuée (10% du programme, ou 95%)
  • ou pire : s’il n’a jamais suivi de formation à ce niveau !

Tout cela est parfaitement légal !

On peut comprendre que le grand public soit souvent abusé. En effet, il pense souvent que si la personne est établie à son compte et a une plaque, c’est parce qu’elle a été officiellement validée…

Quant aux autorités publiques françaises, elles font régulièrement des campagnes de sensibilisation.

Peut-être faudrait-il tout simplement vérifier qu’un minimum légal est respecté et dresser un cadre à ce niveau. Cela limiterait les risques d’abus.

Dans cette attente, et de fait,  les seuls points dont doit se soucier un professionnel des métiers non conventionnels aujourd’hui, pour être en accord avec la législation, sont :

  • être déclaré et enregistré légalement (siren répertorié ici)
  • assuré sur les aspects obligatoires définis dans la législation française
  • respecter les lois de son pays : fiscales, de la consommation, de la vie privée…
  • ne pas se livrer à de la publicité mensongère.

 

Les cadres de ces métiers non conventionnels

Ce sont généralement ces 4 points points que valident déjà les fédérations et les syndicats, quand ils accueillent des membres. Il est donc important de vérifier, sur le site d’une fédération de reiki ou d’un syndicat de reiki, de vérifier les documents exigés pour adhérer.

Ensuite, le rôle d’une fédération et d’un syndicat sont de vérifier le parcours de formation du praticien désireux d’adhérer. En quoi cette formation est-elle valable ? En quoi le praticien a-t-il prouvé qu’il était compétent ? C’est la raison pour laquelle la Fédération Française de Reiki Traditionnel et notre syndicat sont exigeants sur le profil des membres acceptés.

Enfin, une fédération ou un syndicat instaurent un cadre d’intervention et d’exercice pour la profession. Ce sont les règles déontologiques et éthiques du métier. Les membres doivent se conformer à ce cadre… de la même façon que tous les médecins doivent se conformer au cadre établi par leur ordre.

Un tel sécurise et pérennise l’exercice des praticiens membres, mais aussi offre au grand public une sécurité d’intervention des professionnels.

Il est aujourd’hui acquis que le grand public se tourne systématiquement vers les fédérations et les syndicats pour choisir son praticien professionnel, pour toutes ces raisons. Il ne veut plus s’adresser au praticien indépendant dans son coin, dont l’exercice se place sous l’opacité.

Ainsi, les regards sont désormais tournés vers ce que font fédérations et syndicats. Mais le grand public peut-il faire une confiance aveugle, ou doit-il, là aussi, vérifier certains points ?

Les questions à se poser

Il faut savoir que tout le monde a le droit de monter une fédération ou un syndicat. La loi française l’autorise. Donc la simple existence d’une fédération / d’un syndicat n’est pas gageure de sérieux ou de non dérive.

C’est la raison pour laquelle il faut vérifier les aspects suivants :

  1. Est-ce qu’une fédération / un syndicat peut prouver le bien-fondé de son appellation ?
  2. Par qui est-elle/ est-il insufflé(e) ? Dirigé(e) ? Soutenu(e) ?
  3. Est-ce qu’elle / qu’il trie ses professionnels ? Si oui, sur quels critères ?
  4. Au contraire, regroupe-t-elle / t-il tout et n’importe quoi ?
  5. Quand elle / il affirme quelque chose, est-ce transparent ? Peut-elle / il aussi le prouver ?
  6. Enfin, sur quoi cette fédération / ce syndicat a-t-il été validé dans son management ?

Ces éléments sont tirés du site informatif de la Fédération Française de Reiki Traditionnel.

Des exemples à étudier

  1. Si une fédération prétend regrouper des professionnels du Reiki Usui, peut-elle prouver 1/ que la pratique enregistrée est bien du Reiki, en accord avec les écrits du fondateur ? Et 2/ que le Reiki exercé est bien conforme à celui du fondateur à son époque ? Dans ce cas, où sont les écrits du fondateur affirmant qu’on canalise une énergie en ramonant le canal de la personne ? Si elle n’a aucun document à faire valoir, il s’agit tout simplement de publicité mensongère.
  2. Les personnes à l’origine de la création d’une fédération ont-elles « des casseroles » ? Ces personnes sont-elles auto-proclamées compétentes, ou se sont-elles fait valider par des tiers indépendants ? Le sérieux de la fédération / du syndicat est-il régulièrement recommandé par les médias, par exemple ?
  3. Est-ce que toutes les personnes prétendant faire du Reiki y sont acceptées ? Sur quoi leur parcours et surtout, l’intégration de leur métier est-il vérifié ? Sur un simple bout de papier, sans valeur, appelé diplôme en toute illégalité ?
  4. Si l’on dit que l’on regroupe des praticiens du Reiki Usui, quelle surveillance mise en place par la fédération / le syndicat pour le respect de ce type de Reiki ? Comment alors expliquer qu’ils sont tous répertoriés au même endroit, sous la même appellation… mais font tous une pratique différente ?! Comment justifier que ces mêmes personnes, réunies au sein de la même fédération, vendent aussi, sous le terme « Reiki », des séances pour entrer en contact avec des morts, faire passer les âmes, etc.. ?
  5. Prouve-t-elle ce qu’elle affirme ? Copie-t-elle sur les concurrents des métiers non conventionnels pour se donner un discours politiquement correct ? Qu’a-t-elle réussi à mettre en place par elle-même, sans copier, pour se distinguer ?
  6. Enfin, est-ce qu’elle fonctionne en vase clos ? Ou bien fait-elle régulièrement entrer des organismes certificateurs pour qu’ils puissent étudier la gestion interne ?

En conclusion

En un mot, c’est la transparence, la crédibilité et l’image de la fédération / du syndicat, qui donne à ses membres leur légitimité et leur représentativité.

Que l’on soit praticien professionnel à la recherche d’un cadre, ou grand public à la recherche d’un praticien, il faut donc toujours vérifier ce qui est affirmé par la fédération / le syndicat qui les regroupe… surtout quand il s’agit de Reiki !