Grand public : vos droits contre la publicité mensongère

publicité mensongère

La publicité mensongère : une pratique particulièrement répandue dans le Reiki. En effet, beaucoup de praticiens déforment l’origine du Reiki, et son sens. Mais aussi, ils font tout croire sur la nature et les résultats des prestations délivrées.

Ont-ils le droit d’affirmer n’importe quoi en toute impunité, au détriment du consommateur ? La réponse est évidemment non. Car ces agissements servent à vendre une prestation sur des promesses mensongères, donc, aux yeux de la loi, à abuser le bénéficiaire de la séance pour prendre son argent.

Usagers et bénéficiaires de séance de Reiki, découvrez quand il y a publicité mensongère. Mais aussi sachez sur quels plans agir pour défendre votre droit le plus fondamental : celui d’obtenir la prestation que l’on vous a décrite et que vous avez achetée.

La position du SNRR sur la publicité mensongère

Les valeurs et missions de notre syndicat reposent sur ce respect naturel des droits des consommateurs. C’est ce qui constitue sa représentativité et sa légitimité.

Ainsi, nos pratiques de bien-être que sont la relaxation et méditation par le toucher sont basées sur la connaissance de l’être humain : avec les neurosciences, sciences cognitives et phénoménologie. Tout ce qui est affirmé sur nos pratiques a pu être prouvé par les études cliniques internationales sur la relaxation et  la méditation. C’est d’ailleurs ce qui a déclenché l’obtention des effets cliniquement prouvés pour la Reikiologie. Ainsi que l’accréditation d’une formation diplôme BAC+3.

A l’inverse, prétendre que le Reiki est un transfert d’énergie, ou une énergie universelle de guérison, est invérifiable. En effet, aucun moyen de vérifier l’existence de cela n’existe. Il suffit d’y croire, et cela fonctionne. Cela explique l’effet placebo dans ces formes déviées de reiki. Mais aussi il est mensonger de proposer diverses formes de connexion, à tout et n’importe quoi, où chacun affirme détenir le vrai reiki d’Usui alors que le fondateur n’a jamais écrit cela… Enfin, l’énergie universelle n’a aucun lien avec la méditation, et aucun lien avec la possibilité de relaxation n’a jamais été prouvé.

Le SNRR ne cautionne pas ces abus vis-à-vis du grand public et suit la même démarche de transparence et de vérification que la Fédération Française de Reiki Traditionnel. Il se bat contre la publicité mensongère dans le reiki.

Le SNRR veille aussi à ce que ses praticiens professionnels respectent la législation à ce niveau. Il les soutient et les conseille afin qu’ils respectent le cadre légal.

Enfin, le SNRR informe le grand public de ses droits.

 

Des décrets d’interdiction contre les faux reiki

Publications au Journal Officiel de la République Française (JORF)

Ce journal publie régulièrement des décisions prises à l’encontre de praticiens de reiki s’étant livrés à de la publicité mensongère.

Voici un exemple qui a pu être lu : Décision du 28 novembre 2012 interdisant en application des articles L. 5122-15 et R. 5122-26 du code de la santé publique la publicité pour un objet, appareil ou méthode présenté comme bénéfique pour la santé lorsqu’il n’est pas établi que ledit objet, appareil ou méthode possède les propriétés annoncées.

Par décision du directeur général de l’ Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) en date du 28 novembre 2012 :
Considérant que [nom effacé par le SNRR], a fait paraître une publicité sur le site internet [nom effacé par le SNRR] en faveur de méthodes de massages et de soin présentées comme bénéfiques pour la santé avec des allégations telles que :
Concernant le massage Reiki :
– « il renforce le système immunitaire et optimise l’efficacité d’un traitement médical ».

Considérant qu’aucun dossier justificatif n’a été fourni à l’appui des allégations de bénéfices pour la santé, la publicité, effectuée par [nom effacé par le SNRR], sous quelque forme que ce soit, en faveur de méthodes de massage et de soin reprenant les termes visés ci-dessus, est interdite.
La présente décision prendra effet trois semaines après sa parution au Journal officiel de la République française.

Exemples d’affirmations mensongères :

Ces affirmations ci-dessous appartiennent aux dérives du Reiki dénoncées par le SNRR. Les commentaires entre crochets sont ceux du SNRR.

Il est écrit que le Reiki :

  • va agir pendant plusieurs jours après la séance. [nota bene : c’est invérifiable !]
  • stimule les processus d’auto-régulation et d’auto-guérison de l’organisme [substitution à la médecine]
  • libère les causes originelles des blocages émotionnels inscrits dans la mémoire cellulaire [substitution à la médecine + affirmation à l’encontre des connaissances scientifiques]
  • élimine les toxines, purifie, et fortifie les organes [substitution à la médecine + invérifiable]
  • optimise l’efficacité d’un traitement médical [substitution à la médecine]
  • agit sur les troubles : du système nerveux, du système respiratoire, du système digestif, du système cardio-vasculaire, du système uro-génital, du système locomoteur, etc. Son action participe au bon rééquilibrage du métabolisme du corps humain. [invérifiable !]

Visionner la vidéo sur les démarches mensongères dans le Reiki.

Conseil sur la législation française

Une bonne nouvelle : affirmer des prestations invérifiables sont des délits sanctionnés pénalement. Peuvent donc agir les bénéficiaires et les consommateurs de séances. Mais aussi ceux des formations de reiki axées sur l’énergie universelle !

En effet, en France, c’est au vendeur de prouver que ce qu’il vend est ce qu’il affirme. Et non à l’acheteur de prouver que ce n’est pas vrai.

Le Reiki et la Reikiologie représentés au SNRR ont prouvé leur fondement  et leur sens. Ainsi que leur origine, en lien avec le fondateur du Reiki. Et en quoi les effets de la pratique sont vérifiables pour la personne.

Dans les cas ci-dessus, le praticien de Reiki doit prouver que ses séances déclenchent tout cela. Dans le cas contraire, il s’agit de publicité mensongère et chacun a le droit de demander à être remboursé.

Comment ? Tout d’abord en envoyant un mail à une institution de défense des droits des consommateurs contre la fraude commerciale. Il s’agit de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes – DGCCRF. De notre expérience, elle est très réactive et très efficace.

Elle a déjà un rôle de conseil au téléphone ou par mail, afin de vous aider à déterminer si vous avez été victime de publicité mensongère.  Un point important à savoir : demander conseil à la DGCCRF est gratuit.

Ensuite, la DGCCRF peut intervenir directement dans le cabinet du praticien pour constater le délit. Cette intervention est aussi gratuite.

Enfin, en cas de délit avéré, c’est elle qui poursuit les fautifs en justice.

Liste complète des téléphones et mails.

 

Les notions liées à la publicité mensongère

Définition

La publicité mensongère consiste à vendre une prestation (ici : formation ou séance) de façon déloyale et trompeuse.

Fragilité des personnes prise en compte

Vous estimez que vous étiez dans une période de fragilité, vous vous sentiez vulnérable ? Vous étiez affaibli intellectuellement ou crédule ? Il y a tromperie dès lors que votre état ne vous permettait pas de discerner le discours mensonger de votre interlocuteur.

Pratique commerciale trompeuse

La séance de Reiki qui vous a été vendue créait la confusion avec une autre pratique ? Par exemple, le maître reiki vous affirme que l’énergie universelle est une méthode de relaxation, de détente, de méditation. Il emploie les mêmes mots que dans la Reikiologie, qui n’a rien à voir avec l’énergie universelle – et vous fait croire ainsi que sa méthode ressemble à la Reikiologie ? Vous êtes victime de pratique commerciale trompeuse. Vous êtes en droit d’exiger une preuve de ce qui est affirmé et de vous adresser à la DGCCRF.

La séance de Reiki vous a été vendue avec l’argument qu’elle élimine les toxines et purifie votre corps ? Le maître reiki crée une confusion avec un autre service, la médecine traditionnelle. Et vous fait croire que sa pratique est aussi efficace que la médecine. Une fois encore, vous êtes victime de pratique commerciale trompeuse.

Le Reiki vous est vendu comme une pratique d’énergie universelle, créée par Mikao Usui. Ce japonais est décédé en 1926 et il n’existe aucun écrit de sa part affirmant cela. Or, l’énergie universelle est un concept né en 1942 et inventé par un vietnamien du nom de Dang. Vous devez réclamer, auprès des faux reiki, la preuve que Mikao Usui a écrit ce qu’ils affirment. Dans le cas contraire, la vente de la prestation repose sur une présentation fausse ou de nature à induire en erreur. La DGCCRF intervient aussi pour les mêmes motifs.

Pratique commerciale réputée trompeuse

Le maître reiki vous montre son diplôme ou vous promet une formation avec diplôme ? En France, il est interdit de délivrer des diplômes sans en avoir l’autorisation (voir qui est autorisé). Il se livre donc à une pratique commerciale réputée trompeuse.

Mais il existe aussi d’autres pratiques commerciales appartenant à cette catégorie :

  • Le centre reiki affirme qu’il a un label qualité et fait croire que celui-ci est reconnu officiellement ou équivaut à d’autres labels officiels, se gardant bien de dire qu’il l’a créé lui-même et qu’il n’a aucune valeur.
  • le maître reiki affirme que ses soins ou massages reiki peuvent guérir des maladies.

 

Les sanctions contre les pratiques commerciales trompeuses

Premièrement, est toujours poursuivi celui qui écrit la publicité mensongère.

Ainsi, une personne se forme au Reiki et reprend sur son site internet ce que lui a dit le maître reiki. C’est elle qui sera poursuivie, et non le maître reiki… En effet, aux yeux de la loi, elle est responsable de ce qu’elle écrit.

En revanche, si le maître reiki lui a remis des écrits contenant ces affirmations invérifiables, ou s’il lui a vendu des livrets de formation contenant avec ces propos, elle aussi est victime de publicité mensongère. Elle peut alors aussi porter plainte – et toujours auprès de la DGCCRF, aux mêmes conditions.

Il faut savoir que le délit de tromperie est passible de deux ans de prison et de 37.500 euros d’amende. De plus, le professionnel peut être interdit d’activité. Il est aussi possible de demander l’affichage ou la diffusion du jugement du tribunal.

Evidemment, si la publicité mensongère a mis en danger la santé physique ou psychologique de la personne, les sanctions sont souvent doublées.

En savoir plus avec le site du gouvernement à ce sujet